Maladie professionnelle:
Subluxation de poignet droit
avec chondropathie de stade II à III
Relevé des dates:
13-06-2024 : Traumatisme au poignet droit lors de la préparation d'une pièce métallique pour la finition en thermolaquage. Ce jour-là, Mme Beillard m'a demandé de l'aider à retirer une vis d'une pièce pendant qu'elle faisait la force de l'autre côté. La pièce a tourné sur moi et c'est ainsi que la blessure s'est produite.
14-06-2024 au 03-07-2024: Habitué à supporter de fortes doses de douleur depuis mon enfance, me reprochant tout ce qui m'arrive et angoissé à l'idée de perdre mon emploi et le logement que mon assistante sociale cherchait pour moi, j'ai poursuivi mon travail et fait remarquer à Mme Beillar que ma main était enflée et douloureuse, et tout ce qu'elle m'a dit (en bougeant sa main d'un côté à l'autre), c'est : « Faites comme ça et continuez à travailler ». Lorsque j'ai fait part de mon problème à M. Beillar et indiqué que je devais changer de taille de gants, il s'est contenté de dire (tout en tirant une main avec l'autre) : « Faites comme ça et continuez à travailler ». C'est ce que j'ai fait, sans jamais me rendre compte de la gravité du problème.
Le dimanche 23 juin, j'ai été informée que les horaires de bus changeaient pour l'été et, dès le lundi 24 juin, je me suis adressée à M. Beillard pour lui dire que j'avais besoin de lui en parler parce que cela me affectait. Mais M. Beillard m'a simplement répondu que j'étais très occupé, ne m'interrompez pas. Confiant dans le fait que, lorsqu'il serait libre, il répondrait à mes préoccupations, j'ai espéré qu'il me parlerait le 25 et le 26 juin. Mais cela ne s'est pas produit et j'ai donc repris contact avec lui le 27 juin pour revenir sur le sujet, en indiquant qu'il était urgent de parler des changements d'horaires des bus. Il m'a répondu : « Je m'en fiche, je suis très occupé ».
Comme la semaine se terminait et que les horaires de bus changeaient le lundi suivant, j'ai fait un manuscrit avec ma proposition d'horaire et je l'ai remis à M. Beillar à 7h50 le matin du 28 juin, mais une fois de plus, ni lui, ni sa femme ne sont venus me voir pour me proposer des solutions et lorsque je les ai cherchés, ils m'ont répondu une fois de plus : « Je m'en fiche, nous sommes très occupés ».
- En conséquence, le 29 juin, j'ai envoyé ce message :
---------- Forwarded message ---------
De: Mayra Lucìa Carrillo Colmenares <mayraluciacarrillocolmenares@gmail.com>
Date: sáb, 29 jun 2024 a las 9:28 Subject: Information qui les concerne
To: <s.beillard@agmt.fr>, r.beillard@agmt.fr
Bonjour
je vous informe que je viens de me réactualiser avec France Travail et qu'en raison du changement des horaires de bus à partir du 1er juillet, je commencerai à travailler à 7h45, ne prendrai qu'une pause déjeuner de 55 minutes et terminerai ma journée à 16h40 afin d'avoir le temps de me laver et d'attraper le bus de 16h57.
Je veux témoigner que je suis très fatiguée du manque d'écoute et de respect que j'ai reçu de votre part depuis la troisième semaine de mai, lorsque vous avez commencé à me crier dessus et à répondre à mes inquiétudes "je m'en fiche, nous sommes occupés" et d'autres phrases du même genre. Agir de manière irréfléchie et nier la possibilité de trouver des solutions permanentes aux problèmes qui se posent et dans lesquels le bien-être de ses employés et la qualité des produits sont en jeu.
Après avoir travaillé avec vous pendant 38 jours je regrette que mes connaissances en matière de matériaux, de fours, de finition, de qualité des processus et de normes de qualité (ISO) ne vous soient d'aucune utilité.
Cordialement.
Mayra L. Carrillo
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- Le 1er juillet, Mme Beillar est arrivée à 8 heures du matin directement sur mon lieu de travail pour me dire : « Comment oses-tu me dire ce que tu as dit dans ce message, à cause de toi je n'ai même pas pu dormir le week-end et je suis ici en me retenant de te crier dessus. Demain, mon mari te parlera, mais de toute façon, c'est « ici cést chez nous et ici nous faisons ce que nous voulons ».
Je lui ai dit que ce n'était pas normal qu'il n'y ait jamais de temps pour les employés, que j'avais le droit d'être entendue et qu'ils avaient des devoirs envers moi car toute entreprise a des droits et des devoirs. Ce à quoi Mme Beillar a répondu en s'approchant de moi, en me regardant fixement et en tournant sa main sur sa tête : « Vous êtes folle et ici nous n'utilisons pas le mot employé parce que nous sommes comme une famille”.
Nous avons eu une grosse dispute parce que j'ai insisté sur le fait que chaque entreprise a des droits et des devoirs, mais la dame a continué à insister sur le fait que j'étais folle de penser cela.
Nous ne sommes jamais parvenues à un accord et malgré cela (sachant que si je perdais mon emploi, je n'aurais rien à manger et rien pour payer mon loyer mensuel et je pourrais perdre mon logement), j'ai décidé de mettre de côté ce qui s'était passé, d'utiliser ma main gauche et de me concentrer pour prouver par la qualité de mon travail que je méritais d'être embauchée.
L'après-midi même, ils ont écrit la lettre dans laquelle ils déclaraient que je n'avais pas conclu d'accord préalable, qu'ils n'étaient pas satisfaits de mon comportement et qu'ils exigeaient que je signe le document. J'ai accepté, mais pas avant d'avoir souligné que j'avais essayé de parler à M. Beillar depuis le 24 juin, mais qu'il ne m'avait jamais écouté et n'avait jamais rien fait pour répondre à mes préoccupations. Mme Beillar m'a crié dessus en disant que je n'aurais pas dû parler à M. Beillar parce “qu'il avait des problèmes mentaux et qu'il était très occupé”.
Le 2 juillet, j'ai travaillé comme d'habitude et la réunion promise la veille n'a jamais eu lieu, bien que Mme Beillar ait travaillé à mes côtés tout l'après-midi et que M. Beillard ait été présent dans l'entreprise toute la journée.
Le 3 juillet à 9 heures du matin, oubliant qu'à chaque fois que je travaillais seule, toutes les pièces sortaient bien du four... Mme Beillard est venue me voir et m'a crié dessus, prétendant que je lui faisais perdre de l'argent car beaucoup de pièces étaient mal sorties du four la veille et que c'était forcément de ma faute.
Je sentais que je ne pouvais plus supporter les cris, ni la douleur dans les mains et que malgré tous les efforts que j'avais faits depuis 2 mois, personne ne reconnaissait la qualité de mon travail, ni tout ce que je faisais pour l'entreprise.....
A 10 heures, j'ai laissé mes gants sur la table et je suis allée dans la loge. Voyant cela, Mme Beillard m'a demandé où j'allais et je lui ai dit que je partais. A ce moment-là, M. Beillard m'a couru après et m'a dit « il faut qu'on parle, on avait une réunion hier mais j'étais très occupé ». J'ai simplement répondu « c'est toujours comme ça ». Il m'a dit : « Je vais parler à France Travail ». Et j'ai dit : « Moi aussi ». En partant, j'ai dit à tout le monde dans l'entreprise : « Merci beaucoup et au revoir"
J'ai pris le bus directement à France Travail pour rapporter tout ce qui s'était passé et j'ai parlé à la personne à la réception en montrant mes mains gonflées et en indiquant ce qui s'était passé, mais quand je suis arrivée, M. Beillar avait déjà appelé et dit que mon comportement était répréhensible car, bien que j'aie bien travaillé et que je n'aie pas eu à me reprocher mes résultats, « je n'avais pas su assumer mon rôle de personne en formation ».
L'après-midi du 3 juillet et toute la journée du 4 juillet (après avoir envoyé un message à mon conseiller France Travail pour lui demander la marche à suivre ), j'ai visité d'autres entreprises en déposant mon CV dans les villes où mon assistante sociale m'avait dit qu'il y avait une possibilité de me trouver un logement... si j'arrivais à obtenir un CDD ou un CDI.
Le 5 juillet, je me suis réveillée à 6 heures du matin avec de fortes douleurs dans les mains et j'ai réalisé que 2 semaines s'étaient déjà écoulées mais que ma mobilité était toujours réduite. J'ai demandé de l'aide à l'hôpital. On m'a envoyé chez mon médecin traitant, qui a appelé le spécialiste de la main pour qu'il me reçoive dès que possible.
C'est ainsi que j'ai entamé le processus de guérison et les procédures suivantes:
05-07-2024 : Le Docteur COUFFON constate la présence d'une douleur au poignet de la main droite due à un traumatisme survenu le 13-06-2024 et prescrit una attelle et une radio.
06-07-2024 : Prise en charge en urgence par le Docteur PARESSANT qui prescrit 3 examens: radographie, Echografie et Arthroscanner.
ӿ La arrêt de travail initial est délivrée du 06-07-2024 au 20-07-2024.
08-07-2024 : La radiographie et l'échographie confirment la présence d'une subluxation modérée ou de grade II.
16-07-2024 : Le docteur PARESSANT constate une douleur importante au niveau du ligament piso- triquetrale droit (Stress test TFCC positif) et confirme la nécessité d'arthroscanner pour vérifier l'état de l'articulation (si elle est cassée ou non).
ӿ La arrêt de travail est prolongée jusqu'au 16-09-2024.
26-07-2024 : Un arthroscanner du poignet droit est réalisé et révèle une chondropathie de stade II à III (indiquant une importante détérioration du cartilage).
31-07-2024 : Le docteur PARESSANT prescrit une infiltration de cortisone sous contrôle échographique.
03-08-2024 : Le docteur Emmanuelle DELFAUT- IMED réalise l'infiltration demandée par le docteur PARESSANT en indiquant qu'il n'y a pas eu d'incident au cours de la procédure.
15-08-2024 : Le docteur PARESSANT prescrit une kinésithérapie et un bilan du processus une semaine avant la fin de l'incapacité médicale.
19-08-2024: Premier rendez-vous avec le kinothérapeute.
06-09-2024: A la demande de la CPAM émise le 05-09-2024, le médecin délivre le certificat médical correctif d'accident du travail et la date de l'accident sur l'incapacité médicale délivrée le 06-07-2024.
06-09-24: la CPAM exige faire signer la déclaration d'accident du travail par la partie à laquelle elle a droit conformément aux dispositions de la loi.
09-09-2024 : Le Dr PARESSANT vérifie l'absence de douleur et ne voit pas aucune contre-indication à la reprise du travail.
13-09-2024:
Dernier rendez-vous avec la kinothérapeute
13-09-2024:
RDV avec le Dr. COUFFON- Le médecin remet le certificat de fin d'accident du travail.
16/23-09-2024: France Travail réitère que je dois demander à l'entreprise Atelier GMT de signer la déclaration d'accident du travail.

























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